Question euthanasie

Nous sommes souvent désemparés quand l’animal qui partage notre quotidien arrive en fin de vie.

Souffre-t-il? Que pense-t-il de son état? Estime-t-il que son parcours est terminé avec nous? Que souhaite-t-il? Puis-je décider de le faire euthanasier? La meilleure solution est de poser la question à l’intéressé. Puisqu’il est possible de communiquer avec l’animal, voilà une opportunité qui sera constructive pour son chemin et qui peut réellement aider dans ces circonstances. Dans une énorme majorité des cas, les animaux préfèrent s’éteindre naturellement. Chaque fois que c’est possible, alléger la douleur est impératif. Ils sont presque unanimes pour accepter d’être soignés, soutenus et soulagés par des remèdes. C’est un des derniers cadeaux que nous pouvons leur offrir. Et si ils souffrent de manière intenable? Intenable, ça signifie insupportable pour les humains ou pour l’animal? C’est la question à se poser et à lui poser.

Il est certain que, du point de vue humain, c’est très pénible de supporter leur souffrance. Mais il faut aussi savoir que le passage des animaux de notre dimension à l’autre, se fait à un moment qu’il ne nous appartient pas de décider et qui résulte d’un parcours, d’une évolution. Y mettre un terme de manière arbitraire équivaut à détourner quelqu’un de sa route et à l’empêcher d’atteindre son objectif. De là les perturbations, souvent très profondes qui peuvent s’ensuivre lorsque le décédé arrive de l’autre côté et que ce n’est pas du tout le moment pour cette étape. En conséquence, il est impératif de respecter l’ordre naturel des choses, sauf circonstances exceptionnelles, et décision prise avec son accord. Quand l’animal accepte d’être endormi pour quitter cette dimension, c’est par amour pour l’humain qui ne peut plus vivre la souffrance de son compagnon.

Attention: l’euthanasie ne peut pas pallier l’irresponsabilité. Euthanasier des petits dont la naissance n’est pas souhaitée, un animal dont on souhaite se débarrasser pour partir en vacances, ou parce qu’il est devenu tout à coup gênant, ou sous d’autres faux prétextes, est inacceptable. Gardons en tête le respect du vivant, c’est ce qui devrait guider la plupart des décisions humaines.

Laurence Helfer, communicatrice française, fondatrice de la Fondation Tsaddé, s’est penchée sur la question et a envisagé de nombreux aspects de cette problématique. Je vous invite à lire les pistes qu’elle soulève.

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